Vendredi 16-11-2018
 
 
 
Les Astiers
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 LE GAEC...
61 Articles          
  Matériel.

La majeure partie du matériel vous apparaît en situation dans les photos de l'album, que nous vous invitons à parcourir.

Le Gaec possède un matériel assez récent, fiable, en bon état et surtout adapté à ses besoins. Nous veillons à ce qu'il n'y ait ni suréquipement ni sous équipement. Les tracteurs sont tous achetés en propriété par le Gaec.

Peu de gros matériel est acheté en propriété, (Charrue, semoir, mélangeuse). Ensuite une grande partie du matériel est achetée soit en copropriété (matériel de fenaison, épandeur à fumier, tonne à lisier, bétaillère), soit en CUMA (rouleau, pulvérisateur, bineuse). L’achat de matériel en copropriété et en CUMA, est une bonne chose pour l’exploitation. C'est de la bonne gestion. Cela permet de réduire les charges de mécanisation. A l'occasion cela peut engendrer quelques soucis de disponibilité du matériel, mais nous sommes tous habitués à bien nous organiser...
Lionel, soudeur professionnel, a une solide formation de mécanique. Il réalise fort bien une grande partie de l’entretien. Notre matériel est renouvelé régulièrement, ce qui nous évite des pannes trop fréquentes. Loïc, fils cadet de Laurence et Stéphane, a lui aussi une formation en mécanique et travail du métal.
Voyez notre matériel au fil des photos de l'album... Merci !

 
  Une histoire de cornes...

Chaque race animale a ses moyens de défense ou d'attaque. Les carnassiers ont la vue faciale et les crocs, pour attaquer et se nourrir. Les bovins ont la vue périphérique... et des cornes pour se défendre.

L'élevage se fait maintenant en prés à proximité de villages et d'habitations. Dans nos campagnes du Velay il n'y a plus les grands carnassiers des époques reculées. Les cornes n'ont objectivement plus les mêmes raisons d'être.

Il est vrai que nous étions habitués à admirer les cornes en lyre des Aubrac comme des Salers. Jadis les vaches Ferrandaises et les vaches d'Anglès, qu'on rencontrait non loin de chez nous, en avaient d'encore plus grandes... Les éleveurs qui veulent soigner l'élégance et la symétrie des cornes, y donnent de subtils coups de lime. Ces petits sillons aident les cornes à s'incurver, ou à s'orienter, au fur et à mesure qu'elles poussent. Cela fait bien longtemps que les Montbéliardes n'ont plus de cornes et quand on en rencontre auxquelles on les a laissées, on est surpris de leur trouver une 'drôle de tête' ! Toutes les races bovines n'ont pas de jolies cornes, loin s'en faut !

La puissance d'une vache, d'un boeuf ou d'un taureau est incomparable avec la force d'un homme. Nous ne sommes qu'une plume à côté ! Un coup de tête et l'éleveur vole en l'air sans y pouvoir rien, se casse un bras, ou pire, périt éventré comme un de nos voisins en 2009. Une vache en blesse une autre ou tue un veau. Autour d'Allègre, cette année encore, il y a eu des décès et de nombreuses blessures, dûs aux cornes des bovins.
Un accident est vite arrivé. Même une brebis, et plus encore un bélier peut faire des dégâts aux genoux ou à la colonne vertébrale ! Bref nous sommes de bien petites choses. Fragiles... L'un de nous a récemment échappé de peu à une vache Aubrac, un peu acariâtre, qui n'avait comme seul tort de croire devoir protéger son veau : ça nous a donné à réfléchir !

Respectueux de la Nature, les exigences de sécurité nous conduisent cependant peu à peu à supprimer les cornes de nos bovins. Cela se fait par brûlage dès qu'elles pointent chez le jeune veau. Cela ne leur occasionne ni douleur ni stress. Si notre oeil est habitué à voir des Montbéliardes sans cornes, au point que ce sont celles qui en ont qui nous étonnent, il n'en est pas (ou pas encore) de même pour les Ferrandaises, les Salers, les Aubrac...

La vie humaine ne vaut-elle pas plus que la vue des cornes ?

 
  En 1381 aux Astiers.

Pons, Valentin, Pierre, Thomas et Johan. Ils se nommaient ainsi et représentaient ou dirigeaient une parsonnerie familiale. Ils étaient les cinq têtes qui représentaient cette communauté, cette fréresche.

Sur les pentes de Baury, Montchaud et Ringue où se trouve notre Gaec, ils avaient bâti, agrandi et fortifié leur ferme. Ils y logeaient tous les membres de leur communauté taisible, leur frèresche, conduite par un Maître pour les travaux extérieurs, et par une Maîtresse pour la vie quotidienne et l'éducation des enfants.
Astier fut d'abord un prénom. Pour ceux qui parlaient  de cette communauté, il était commode de les désigner par ce prénom d'un Maître qui avait précédé Pons, valentin, Pierre, Thomas et Johan. Ceux de la communauté d'Astier. Puis, tout court, Les Astiers. Partout où existaient ces communautés cela se faisait ainsi : aux Garniers, aux Valentins, etc.

Des documents découverts aux Archives Départementales de la Haute Loire nous révèlent leur existence. Hélas, sans leur donner un visage. Ce rôle d'imposition les situe en 1381, en pleines Guerres de Cent-Ans, au lieu-dit aujourd'hui appelé Les Astiers. Le lieu avait déjà pris le nom de la communauté qui l'avait défriché et travaillé durant des siècles.

Pour en savoir plus sur ces mots inhabituels, sur ces communautés, sur l'époque, sur  la frérèche des Astiers, voyez un peu plus loin six articles détaillés sur ces parsonneries, ces pariers domaniaux, ces Hommes et ces Femmes de grand courage.

En 1381Pons, Valentin, Pierre, Thomas et Johan vivaient en communauté, ici, sur ces terres, au beau milieu des pillages des guerres de Cent-Ans..

 
  Le Conservatoire Botanique de Chavaniac.

L'attention que nous portons à la Brebis Noire du Velay s'inscrit dans les démarches de préservation et  promotion 'des races à faible effectif'.

Animales comme végétales, les races participent à la biodiversité de notre petite planète. La domination massive d'une race, ovine, bovine, végétale, appauvrit l'ensemble au lieu de l'enrichir ! La seule issue est la diversité.

C'est pourquoi nous nous battons vigoureusement pour la préservation de la Neira, une parmi toutes les races ovines. Une pièce de l'immense puzzle qu'est notre monde.

C'est pourquoi nous attirons votre attention sur le Conservatoire Botanique National du Massif-Central de Chavaniac-Lafayette (CBNMC). Ne manquez pas de lui rendre visite, sur son site internet, et aussi lors de vos visites à notre région !

 

: conservatoire_botanique_du_massif_central.pdf

  Freresche des Astiers. 1 sur 6.

Pons, Valentin, Pierre, Thomas, Johan : ces hommes vivaient en communauté aux Astiers en 1381 !

Les communautés agricoles ont existé un peu partout en France à partir de l'époque féodale. Appelées parsonneries, elles reposaient sur des accords tacites, dits taisibles, et ont laissé fort peu d'écrits.
Chaque membre détenait des parts de la communauté. On les appelait parsonniers ou pariers domaniaux. Le terme « communauté » est rarement employé. Dans des actes on trouve 'consorts communs en bien'.

Particularité de la communauté des Astiers en 1381 : elle était composée de frères, pères, fils, cousins, et leurs conjointes. On appelait fréresche une telle communauté.

En six articles nous vous racontons leur saga.

Apprenez-en plus en ouvrant le document pdf. ci-dessous.

: parsonniers_partie_1.pdf

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